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P. Chatry

[LÉPIDOPTÈRES]

1854, in-8, broché.

Ensemble d’aquarelles originales et de papillons fixés avec le procédé de la lépidochromie.

1] [Aquarelles].

Treize feuillets volants in-8 (plus ou moins 24 x 30 cm) et un au format in-4 (16 x 20cm.) représentant 45 insectes aquarellés (40 papillons, 2 libellules, 2 chenilles et une mante religieuse).

Deux planches signées P. Chatry, dont l’une avec l’inscription : « Les papillons – d’après nature », et une date au crayon (1854).

1] [Lépidochromie].

Sans lieu ni date (XIX° siècle), 13 feuillets in-folio (35 x 50 cm.), broché, couverture volante en papier vergé, tirée d’un livre de compte de la fin du XVIII° siècle (1790-1791).

Ces treize planches sont illustrées de 154 papillons dessinés et imprimés sur des papiers du XIX° siècle découpés en rond et collés sur des feuillets en papier vergé épais (quelques déchirures avec pertes de papier et trois trous de vers ; pertes d’écailles et de couleurs par endroits).

Les corps et les antennes sont dessinés, tandis que les ailes sont fixées sur le papier par le procédé de la lépidochromie (l’art de décalquer et de fixer les couleurs des ailes du papillon).

Avec : huit morceaux de papier du XIX° siècle aux formats divers, contenant 22 lépidochromies.

« On trouve parfois dans les bibliothèques et les ventes aux enchères de livres anciens des recueils de planches de Lépidoptères qui surprennent par leur finesse et leur réalisme. Un rapide examen permet de constater qu’il ne s’agit pas, à l’exception du corps et des antennes, d’une reproduction par de l’aquarelle ou par un quelconque procédé de lithographie ou d’imprimerie. Il s’agit à première vue de véritables ailes de papillons, si parfaitement fixées sur le papier qu’elles semblent à jamais inaltérables ; ces ouvrages sont d’ailleurs toujours proposés dans les salles des ventes sous des vocables tels que « recueils d’ailes de papillons collées ». Cependant, un examen plus attentif permet de constater l’extrême finesse des sujets qui, en outre, semblent au toucher être totalement dépourvus d’épaisseur ; une observation à la loupe binoculaire montre qu’il s’agit seulement des écailles, telles qu’elles étaient disposées sur le papillon, sans qu’aucune ne soit déplacée. D’autre part, la fixation est telle que le passage du doigt, même avec insistance, n’a aucun effet dommageable ; en général, ces planches, pour certaines âgées de près de deux siècles, ont parfaitement résisté à l’épreuve du temps. Chaque spécimen est en général fixé sur un petit carré de papier ou de carton léger ; ces carrés sont eux-mêmes regroupés en planches en étant collés sur des feuilles, feuilles qui ont été reliées pour former le corps de l’ouvrage (…) » (Jean Orousset – Un art oublié : la lépidochromie).

« Malgré leur originalité, ces imprimés de papillons sont peu présents dans les collections publiques des musées. Ils sont rarement identifiés comme tels, souvent confondus avec des peintures (…) » (Laurent Péru).

Bel ensemble, le recueil contenant les 154 lépidochromies est extrêmement rare.

Vendu

Réf. LB-0078