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Recueil alphabétique des questions de Droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux.

MERLIN de DOUAI (Philippe-Antoine)

1803, in-4, veau fauve raciné, 653 pages.

Recueil alphabétique des questions de Droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux.

Ouvrage dans lequel sont fondus et classés la plupart des plaidoyers et réquisitoires de l’auteur, avec le texte des jugements du tribunal de cassation, qui s’en sont en suivis.

A Paris, chez le citoyen Danel, et Porthmann, Imprimeur, an XI (1803) – an XIII (1805).

Neuf volumes in-4 (20,5 x 26,5 cm.) de IV – 653 pp. + (1f.) – 668 pp. + (1f.) – 680 pp. + (1f.) – 672 pp. + IV – 676 + (1f.) – 663(1) pp. + (2ff.) – 712 pp. + (1f.) – 707 pp. + (1f.) – 668 pp. ; veau fauve raciné, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et vert, double filet doré sur les coupes, gardes en papier bleu outre-mer, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

Accrocs & fortes épidermures, notamment sur les plats avec pertes de cuir ; mors fendillés au T9 ; coins émoussés.

Philippe-Antoine, comte Merlin, dit « Merlin de Douai » (1754-1838) est un homme politique et un jurisconsulte français, qui exerça son activité pendant la Révolution et l’Empire. Il fait ses études à Douai, ce qui lui vaut son surnom (destiné à le distinguer de Merlin de Thionville). Avocat au Parlement de Flandres, il sera le défenseur de Beaumarchais et du président Dupaty. Partisan de la Révolution, Merlin de Douai est élu en 1789 député aux États Généraux et joue, pendant toute la période révolutionnaire, un rôle actif dans la conception et la mise en place du nouveau cadre juridique et législatif du régime.

Porté au Conseil des Anciens le 23 vendémiaire an IV, il doit très vite se consacrer à une autre fonction, celle de ministre de la Justice, que lui confie le Directoire, avant d’assumer la charge du ministère, fraîchement créé, de la Police. Après le 18 fructidor an IV, il remplace Barthélémy et devient l’un des cinq Directeurs, mais doit démissionner sous la pression du mécontentement public, quatre mois avant le coup d’État du 18 brumaire. Il retrouve, sous le Premier Empire, de prestigieuses fonctions dans la magistrature : d’abord celle de commissaire du gouvernement près le Tribunal de cassation puis de procureur général à la même cour. Destitué de ses fonctions à la Restauration, rappelé par Napoléon au moment des Cent Jours, Merlin de Douai doit s’exiler en Hollande au retour des Bourbons et ne reviendra en France qu’après la révolution de 1830.

Exemplaire décoratif de la très rare édition originale, bien complète en neuf volumes, de cet important ouvrage de droit.

Vendu

Réf. LB-0305